« Un rêve qui naît à chaque instant »

J’ai pitié de celles qui n’en ont rien à faire de mes textes et de mes corbeillles! Donc aujourd’hui, des images et peu de textes , car je ne sais pourquoi, en travaillant, sous mes doigts, me revenaient une phrase de Khalil Gibran; elles parlaient de mon travail, de créativité et de vie. C’est aussi simple que ça. Cette citation exprime mon propre  ressenti!

Un beau jour, j’ai rencontré Corinne et son blog le bullarium; cet univers de la Toile est prodigieusement inventif et permet de belles rencontres. Allez voir (http://lebullarium.canalblog.com/) ses dessins, ses frusques, ses bricoles, ses babioles, et ses cartes. Corinne m’a demandé une corbeille dans les beiges et les bruns. Voilà le résultat:

« Arrache les épines du doute qui s’entremêlent aux bourgeons de l’amour.

Il n’y a aucune raison de désespérer – à chaque problème, mille solutions.

Tout ce qui est attend ton assentiment.

Et tout ce que tu peux devenir attend ton éveil.

Tu vis dans un rêve qui naît à chaque instant.

Toi seul peux octroyer le sens, la beauté et l’amour. »

Au fond de la corbeille, comme un mandala oriental, une fleur imprimée dans un rond, des tissus fleuris, un camaïeu de vieux bruns…. sur le bord, une volute ponctuée de yoyos parfois superposés et perlés. La simplicité…Pourquoi faire compliqué quand ce n’est pas nécessaire?

« A chaque problème, mille solutions ». Rappelez-vous: ce qui est valable pour la créativité l’est pour la vie elle-même!

Rappelez-vous encore que ce qui est valable pour la créativité l’est pour la vie elle-même: »tout ce que tu peux devenir attend ton éveil(…)Toi seul peux octroyer le sens, la beauté et l’amour. »

A Corinne, à la confiance qu’elle m’a accordée, à vous toutes, généreuses, qui me visitez, me laissez d’adorables commentaires, pleins d’amitiés s’envolent vers vous. Vous qui êtes ailées saurez les attraper.

fin du journal textile: à vendredi!!!!

PS: alors que je publie cet article parlant du Bullarium de Corinne, je reçois cette broche perlée et brodée; je suis très touchée pour différentes raisons  dont l’amitié et l’habileté dont elle fait preuve,mais aussi à cause du peuplier…..un souvenir d’enfance……MERCI!

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La créativité en 4 étapes:

J’aime essayer des techniques; voilà 5 cartes pour lesquelles j’ai pris le risque d’échouer, de faire un truc moche…et surtout -pire crainte!- sans intérêt; mais je pensais à un texte de Pablo Neruda (qui évoque presque un thème de créativité!)Extraits:

« Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l’habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements
ou qui ne parle jamais à un inconnu. »

Recette

1- D’abord,  (pas de création sans désir!) le désir de faire une carte pour Isa, une fille amie (filensoie.com) qui aime le naturel, les teintures -maison; Isa et moi avons longtemps fait partie d’un groupe textile sympathique et généreux: fibranne. Je voulais  donc lui écrire, mais je n’étais pas chez moi et n’avais rien sous la main; pas question pour moi d’acheter une carte!! Alors, zou, avec des tampons, de l’encre sépia, du vieux papier, une plume ramassée au hasard d’une balade:

2- Combinaison de techniques déjà essayées:

Entre deux feuilles de plastique soluble, des bouts de fil, de tissu, un quadrillage en résille afin que l’ensemble se tienne et soit cohérent; posé dessus un coeur réalisé selon la technique de « colombin » des corbeilles textiles.

3- La simplicité: pas de prise de tête! Déjà tenté plusieurs fois: le piqué libre à la machine, sans dessin, librement (ouille,le poignet!) Une citation sur du vieux papier teinté au thé et collé sur du bristol, une guirlande piquée puis peinte grossièrement :

« (…)Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d’émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les cœurs blessés.

Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves (…) »

4- Les outils, les techniques, les matériaux mixés:

J’ai d’abord posé sur du coton un filet  ( de citrons) et j’ai brodé, testé des points, puis j’ai repassé et le filet a fondu, laissant des traces jaune vif; j’ai appliqué le résultat obtenu sur une page de livre ancien placée-pour changer!- en diagonale, et là de nouveau, piqure machine de guirlandes de feuilles coloriées aux crayons aquarelle.

Avec la même technique, 5° et dernière carte:

« Vis maintenant !
Risque-toi aujourd’hui !
Agis tout de suite !
Ne te laisse pas mourir lentement ! »

Allez, on se risque à essayer chaque jour ou chaque semaine quelque chose de nouveau, on se risque à s’ouvrir aux autres, à leur faire cadeau d’un moment, d’une carte, d’un échange. Avec cette idée essentielle que « Ce que l’art est tout d’abord et ce qu’il demeure avant tout, est un JEU »   (Lascaux ou la naissance de  l’art )

Au revoir, mes amies- ailées!!! A mercredi!

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Sur les pas de Gandhi, à Sabarmati (Gujarat)

Ce n’est pas facile de faire un journal textile sur l’Inde si multiple, si vaste…, pas simple de le faire sans évoquer Gandhi sur lequel on a déjà tout dit! Un tout petit article de rien du tout quand il faudrait des pages; seulement si j’ai été au Rajashthan, j’ai  visité aussi longuement le Gujarat (près d’un mois par état, c’est plus que ne font la plupart des gens, je mesure ma chance!), le pays d’où la famille de Gandhi venait, celui où était son ashram, celui d’où est parti la grande, courageuse et décisive « marche du sel »……..

Je suis arrivée pour ce 2° voyage à Ahmedabad, capitale du Gujarat le 6 janvier dernier, à l’aube, le lendemain 7 janvier, sans aucune imprégnation préalable, j’étais à Sabarmati, Satyagraha ashram……..Le choc en est d’autant plus fort. Il y  avait beaucoup de monde, car si les français visitent peu leurs monuments sauf en vacances, les indiens eux, sont nationalistes, fiers de leur passé et d’être indiens; on les voit en famille (une notion si fondamentale pour eux qu’ils étaient émus de voir 3 générations d’une même famille visiter leur pays si peu touristique)en grandes bandes, des classes entières en uniforme, derrière leurs professeurs dans les palais, les musées, tous les lieux à visiter; alors, vous pensez bien, l’ashram de Gandhi, celui qui a changé le destin de leur pays……………

Gandhi est incontestablement un grand homme; mais je pense que ce n’est pas par hasard qu’il est indien et gujarati, il est juste ‘l »indianitude » portée à son apogée, les gens du Gujarat ont beaucoup de  qualités de Gandhi, et inversement.

Bref, l’immersion dans l’ashram où il y a beaucoup à voir, beaucoup à lire est un bouleversement. Me sentant incapable de raconter cette visite et de décrire le personnage, je me propose de vous offrir juste un bouquet de citations  de Gandhi. Elles dressent mieux que moi, le portrait d’un petit homme immense qui a changé un pays tout aussi immense………….L’un et l’autre sont inoubliables et vous laissent une empreinte forte et indélébile. Pour ma part (et celle de mes proches) quand je suis rentrée d’Inde, je me suis dit que j’avais des choses à changer dans mon comportement -et sans vouloir faire de politique ou de morale à quiconque , je pense que c’est NOUS tous les occidentaux qui avons à apprendre des indiens et du modèle de Gandhi; ces citations ne sont pas juste à lire, mais à méditer et à tenter de mettre en pratique, nous les gavés de la consommation pour qui le paraître est devenu plus important que l’être. « Vous devez ETRE les changements que vous désirez voir en ce monde ».

« Le khadi (pièce de coton tissée en Inde et que portait Gandhi) n’est pas seulement un vêtement, mais une attitude, une façon de vivre ».

 « Ma vie EST mon message ».

« La vie est un mystère qu’il faut vivre et non un problème à résoudre ».

« Vis comme si tu devais mourir demain, apprends comme si tu devais vivre toujours ».

« La haine tue toujours, l’amour ne meurt jamais ».

« Vivre simplement pour que d’autres simplement puissent vivre ».

« Le ciel et la terre sont en nous ».

Et celle-ci qui illustre ma page textile: »Un pas à la fois me suffit » (Mais quel pas!) c’est avec cette image  et ce souvenir qu’exceptionnellement aujourd’hui, sans plus de bla- bla,  je veux conclure; je vous remercie donc de votre passage. A dimanche soir ou lundi matin!

 

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